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    Que faire en cas de retard ou d’annulation de mon vol ?

    23 août 2017

23 août 2017

Que faire en cas de retard ou d’annulation de mon vol ?

Connaissez-vous la réglementation ?

 

Arrivé à l’aéroport, au dernier moment, vous apprenez que votre vol est annulé… Il peut y avoir à cela de multiple raisons, mais saviez-vous qu’une réglementation encadrait de manière assez stricte, au sein de l’Union Européenne, le montant de vos indemnisations potentielles ?
La loi précise en effet que la compagnie doit vous indemniser dans certains cas. Par exemple si votre vol est retardé ou annulé à cause d’un problème mécanique (technique), il s’agit d’un problème qui aurait pu être évité par la compagnie : vous pouvez donc obtenir, de fait, une indemnisation allant jusqu’à 600€.

C’est le règlement Européen 261-2004 qui régit ces différentes règles. Le montant de l’indemnisation est ensuite fonction de la distance de votre vol :

  • Indemnisation de 250€ pour les vols de moins de 1500km
  • Indemnisation de 400€ pour les vols entre 1500km et 3500km
  • Indemnisation de 400€ pour les vols de plus de 3500km mais qui restent intra-communautaires (de métropole vers les DOM-TOM par exemple)
  • Indemnisation de 600€ pour les vols de plus de 3500km et non intra-communautaires (de Paris à Bali par exemple)

Les cas où vous pouvez obtenir une indemnisation sont importants à retenir, il s’agit :

  • Des problèmes techniques
  • Des problèmes avec l’équipage (pilote malade, temps de vol dépassé, etc.)
  • La compagnie fait grève (pas les contrôleurs aériens) et cette grève ne vous a pas été communiquée au moins 14 jours avant le vol
  • Ou bien lorsqu’aucune raison ne vous est communiquée

A l’inverse, si le retard est dû à un évènement totalement indépendant de la compagnie en elle-même comme la grève des contrôleurs aériens ou bien un problème météo, il n’est pas possible d’exiger une indemnisation. Par ailleurs ces indemnisations ne s’appliquent pas si la compagnie n’est pas Européenne et que l’aéroport de départ n’est dans l’Union Européenne.

Oui, mais comment les compagnies appliquent cette règlementation ?

 

Il y a les bons élèves, et les mauvais élèves… Et c’est la raison pour laquelle les sites comme https://retardvol.fr se sont multipliés : leur rôle est de prendre en charge les dossiers de demande d’indemnisation, afin de s’occuper des différentes démarches. RetardVol a justement réalisé une infographie sur le sujet des indemnisations, permettant de mettre avant les bons élèves des mauvais…

 

 

Réalisée sur la base de plusieurs milliers de dossiers, il s’avère qu’Air France, Norwegian et JetAirFly sont sur la première marche du podium. En cela ils répondent rapidement aux demandes d’indemnisation, en plus de faire des réponses qualitatives et de bonne foi. A l’inverse, Iberia, Tunisair ou Aigle Azur font clairement partie des mauvais élèves : peu ou pas de réponse, nécessité de faire intervenir un avocat, etc. Avec ces compagnies les démarches sont très complexes pour se faire indemniser correctement (c’est-à-dire selon la loi).

Mais l’infographie va plus loin car elle permet de mettre en avant que 72,9% des problèmes sont le fait de soucis techniques (contre seulement 3,3%, par exemple, en ce qui concerne la grève des compagnies).

En comparaison avec les autres modes de transport…

 

La ponctualité n’est pas le fort du transport aérien. Et pourtant, la croyance commune veut plutôt que ce soit le train qui ait toujours du retard. Il n’en est rien : les TGV, quand ils sont en retard, ont un retard moyen de 32 minutes contre 41 minutes pour l’avion. 17,1% des vols d’avion sont retardés, contre seulement 12,2% des liaisons TGV (et seulement 9,9% de Transilien). Les TGV sont les champions en matière d’annulation puisque très peu de trajets sont annulés (0,4%, contre 1,6% pour l’avion).

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